Mascate
Des rues étroites et encombrées par la foule, des bazars sales, obstrués par les portefaix chargés de dattes ou de blé, etc. ; des huttes misérables, de petites maisons basses: voilà ce qui frappe tout d'abord la vue, de quelque côté qu'elle se porte. On y trouve aussi, sans doute, quelques demeures de meilleure apparence et assez bien bâties, par exemple le palais de l'Imam, celui du gouverneur de la ville, les maisons des plus hauts fonctionnaires. L'importance de Mascate tient certes, d'abord, à ce qu'elle est le grand entrepôt pour le commerce considérable qui se fait entre l' Arabie, la Perse et l' Inde, mais aussi à ce qu'elle est le principal port de l'Oman. Elle importe surtout des tissus et des céréales d'une valeur annuelle de 3.300.000 dollars, ce qui en fait, si l'on excepte Djedda, le plus grand port d'importation de toute l' Arabie. Le tarif des douanes est de 5 % sur toutes les marchandises importées, mais les exportations ne sont soumises à aucune taxe. Ces dernières consistent principalement en dattes, en ruivas, sorte de matière tinctoriale rouge, très appréciée dans l’Inde, en ailerons de requins que l’on expédie en Chine où ils servent à faire des potages et à bien d’autres usages encore, et en poisson salé. Les paiements se font soit en espèces, soit en café. Lionel Smith 1835 |